L'automne dernier,une des designers au boulot m'envoie ce texte par email en écrivant..."à ne pas prendre personnel, les filles, mais lisez ça c'est intéressant..."
Ne pas prendre personnel? Mes fesses, oui! C'était nous tout craché! 80% de l'équipe s'est reconnu dans ce texte. Moi il a pris le chemin de l'imprimante et trône fièrement sur le mur tout près de mon écran depuis quelques mois. Je travaille très fort sur moi-même depuis un bout pour arrêter de pousser les choses trop loin: si loin que personne ne voit le travail réalisé... Bref, je suis perfectionniste, mais je me soigne.
À la demande générale de ma petite maman je partage ce texte avec vous... Faites-en ce que vous en voulez. Ici il arrive encore pas mal souvent que Thierry me rappelle l'existence de ce bout de papier...
Dites adieu au perfectionnisme
(source inconnue)
Tous, nous connaissons quelqu’un qui ne réalise pas ses rêves parce que , chaque fois qu’il s’apprête à mettre la touche finale à un projet, le résultat ne le satisfait pas : « il manque ceci », « ce rouge n’est pas assez rouge », « je n’ai pas trouvé les mots exacts »…
Le perfectionnisme, ce n’est pas le goût du travail bien fait : c’est l’incapacité à trouver la satisfaction. La personne qui en souffre – oui, cela peut devenir très douloureux – se trouve en fait dans l’impossibilité de concrétiser ses rêves. Elle s’arrête avant.
Or, la créativité ne se limite pas aux rêves et aux idées, elle inclut leur réalisation. « Mettez-vous-y, écrit Clarissa Pinkola Estés, dans Femmes qui courent avec les loups (Grasset). Vous avez peur de ne pas réussir? Alors allez-y. Si vous devez échouer, vous échouerez et recommencerez autant de fois qu’il le faudra. Ce n’est pas l’échec qui nous retient, c’est le courage de recommencer qui manque et nous fait stagner»
Et vlan dans les dents comme dirait l'autre...
Je crois que beaucoup d'artistes sont perfectionnistes. On s'arrête où?
Merci d'avoir partagé cela!
Perfectionniste? Ouin, ça me dit un peu pas mal quelque chose.
Truc: tu t'ouvres un blogue. Tu écris. Et tu envoies. Noooon, tu peaufines pas l'écrit pendant des semaines, sinon la nouvelle est passé date et il faut recommencer avec autre chose. Tu écris, et... à la cybergrâce!
Et? Et, toi, tu le fais! Jusqu'à preuve du contraire, tu ne contemples tes notes trois semaines afin d'y déceler un défaut avant de les envoyer à leur destin.
Côté guérison de perfectionnisme... *singing* "Et c'est pas fini, c'est rien qu'un début..."
Anne-Lise, ah! où s'arrête le perfectionnisme... Moi j'ai décidé qu'il s'arrêterait au moment où personne ne peut apprécier le nombre d'heures et de multi-mini-détails dans le travail. Je crois qu'il faut aller assez loin pour ressentir l'effet du travail bien fait, sans s'empêcher de vivre parce qu'on l'on s'entête à peaufiner le tout pour que ça soit hallucinant de perfection.
Je garde en tête un bout du reportage sur les costumes de Lord of the Rings, sur le DVD. L'acteur jouant le Roi Théoden s'extasiant devant tout le travail de gravure de symboles elfiques à l'intérieur de l'armure de son costume. Il était le seul à pouvoir admirer cette beauté puisque la caméra ne montrait JAMAIS l'intérieur de son costume! ARGH!
C'est ça, le perfectionnisme souffrant. Tu travailles comme un fou sur des p'tits détails, pis personne pour les admirer! :-/
France, chère Blogueuse! S'il y un endroit où j'ai laissé le perfectionnisme à outrance à la porte, c'est ici. Thierry s'occupe du côté technique. Moi,j'ai la plume qui me vient pas mal toute seule. Au pire, j'aurai l'air un peu folle auprès de mon père prof de français qui doit trouver que "j'en perds" parfois! :-)
Personne n'est parfait. Je lis et relis aussi les messages que j'affiche sur mon "blog" et je crains toujours de faire des fautes.
Je crois qu'on peut quand même être fières de notre plume, chère soeur, parce qu'il existe des sites qui attirent la pitié côté français! C'est bourré de fautes!
Alors même si une petite erreur ou un anglicisme se faufilait, bah! On aura quand même fait notre possible!