mars 2006

mon premier sourire immortalisé...

De Thomas le 29 mars 2006 à 9:39 PM

...et certainement pas le dernier!
Thomas

Vous voyez comment je tiens bien ma petite tête aussi! C'est que je veux voir partout partout!
Thomas

Mon papa m'a aussi assis pour que je voie bien ce qui se passe autour de moi. Et au grand désespoir de maman, j'ai découvert que j'aimais la tivi! :-)
Thomas


un non-sens!

De Marie le 29 mars 2006 à 8:06 PM

Acheté chez The Childen's place aujourd'hui:
Thomas

un pantalon de plancheur (skater pant)... taille 12 mois.

Je vais de ce pas acheter une planche à roulettes à mon fils!
Dites, croyez-vous que l'équipement se fait dans le 6-9 mois aussi? :-P


Enfin, un peu de sport pour la nouvelle maman

De Marie le 28 mars 2006 à 9:14 AM

Après plusieurs nuits à faire de l'insomnie à cause d'impatience musculaire alors que je devrais plutôt tomber d'épuisement à cause des heures de sommeil réduites, je comptais avidement les (petits) dodos jusqu'à ma première séance de cardio-poussette en plein-air!

Le cours se donne dans certains parcs au Québec ,en nature. Le cardio-poussette, c'est un cours adapté aux besoins des futures mamans pour qui c'est difficile de faire garder bébé pour aller s'entraîner... On marche (et on court!) dans le parc en poussant la poussette (!), en suivant les instructions de l'entraîneure qui nous fait varier le rythme, le type de déplacements... On arrête parfois pour certains mouvements et on repart! Le cours dure 1h30 environ, à raison de deux cours par semaine, et on termine par une courte séance de musculation, avec élastiques et tapis au sol.

Je me suis inscrite au cours se donnant au récréo-parc de Ste-Catherine, sur le bord du fleuve. Les sentiers longent le fleuve, c'est de toute beauté, avec Montréal de l'autre côté. Le site est aussi en partie une zone protégée pour les oiseaux migrateurs, il y a également une petite plage très populaire en été.

C'est à moins de 10 km de la maison, alors ce sera parfaitement faisable comme randonnée en vélo cet été! Avec la piste cyclable longeant le boulevard Marie-Victorin, ça donne accès à bien des possibilités!

Autre avantage du cours: si c'est impossible d'aller à "notre" cours, on peut aller aux autres de la grille horaire, super quand on en veut pas trop chambouler la routine de bébé, ou quand bébé ou maman ne se sent pas dans son assiette!

Mon premier cours était hier matin et j'ai adoré ça! Bouger un peu m'a fait le plus grand bien, surtout par une si belle journée! Je suis lègèrement courbaturée aujourd'hui, mais je pensais que ce serait pire... ça a l'air que mon entraînement des dernières années n'est pas complètement perdu après cette longue pause de 6 mois... La fréquence de mes pulsations cardiaques ne ment pas là-dessus: mon coeur est resté en forme malgré le break syndical de l'automne dernier!

Thomas a été sage comme une image et a dormi tout le long du cours, sans broncher. Ce qui n'est pas le cas de tous les bébés alors j'en suis bien fière! Il fallait voir l'entraîneure brasser deux poussettes à la fois pendant que les mamans des bébés pleurnichards faisaient leurs exercices au sol... Trop comique! J'espère que le mon fiston sera toujours aussi tranquille!

Je sens que les 12 prochaines semaines me feront du bien au corps et à l'esprit!


des p'tites fesses écolos- la suite!

De Marie le 18 mars 2006 à 10:59 PM

Après presqu'un mois d'utilisation des couches lavables de la Mère Hélène, le bilan est plus que positif!


Il nous manque environ 4-5 couches pour pouvoir faire un lavage aux deux jours, mais ce n'est pas si compliqué puisque je suis à la maison de toute façon. On va quand même aller chercher celles qui nous manquent ainsi qu'un couvre-couche supplémentaire pour améliorer le roulement.

Je descends le seau (sans trempage) en me levant le matin, je "garroche" ça dans la laveuse frontale; un cycle de rinçage sans savon, puis un cycle complet avec savon, et hop! dans la sécheuse. Je prépare ensuite mes couches et mettant à l'intérieur les doublures absorbantes et les feuillets "ramasse-numéro 2" ... et voilà! elles sont prêtes à l'emploi!

Pour le couvre-couche en nylon, lorsque le pipi a traversé la couche bord en bord, nous le lavons en même temps que nous nous lavons les mains après le changement de couche, puis nous le suspendons sur la pôle à serviette (la plus discrète!) dans la salle de bains.

Il n'y a presque pas d'odeur dans le seau à couches: j'y ai mis une pastille déodorante maison. On peut aussi les acheter, ils appellent ça un "déodisk". J'ai fait les miens à peu de frais: voici la recette: (Merci Élise!)

Déodorant pour la poubelle à couches
Eau bouillie 5 minutes
bicarbonate de soude
Huile essentielle de lavande
Moule à muffin
Papier pour moule à muffin

Ajouter quelques gouttes d’HE dans un peu d’eau. Mélanger l’eau à 2 tasses de bicarbonate de soude. Ajouter graduellement l’eau jusqu’à l ‘obtention d’une pâte épaisse. Presser environ ½ po. (2.5 cm) de pâte dans un papier pour moule à muffin et laisser sécher pendant 24 heures. Après avoir utilisé le déodorant pendant environ 1 mois, le mettre dans la machine à laver. Ça va désodoriser et assouplir les couches. On peut aussi rajouter une ou deux gouttes d'HE sur le déodisk pour en prolonger l'utilisation.

Je suis bien satisfaite de mes couches! Elles sont douces et absorbantes (après 2 lavages) et elles s'ajustent bien même à la petite taille de Thomas. Elles lui ont fait lorsqu'il a attteint 8 livres, à 10 jours de vie environ. Et le miracle: presque zéro fuites depuis qu'on les utilise! Alors qu'avec les jetables, il y en avait presqu'à tous les jours! C'est certain qu'il faut s'assurer que la culotte de nylon recouvre bien le coton, mais c'est facile à ajuster.

Pour la nuit, lorsqu'on espère qu'il fera plus que 4 heures (il y a de l'espoir, je vous dis!), on lui rajoute une doublure de nuit, en ratine-éponge (genre serviette de bain). C'est plus absorbant, il se sent mouillé moins rapidement. Car c'est le principal inconvénient des couches lavables: Thomas sait tout de suite qu'il est mouillé, il ne tolère pas du tout de "macérer dans son jus"! Il paraît d'ailleurs que les enfants élevés aux couches lavables sont propres plus rapidement que les autres. On verra dans une couple d'années! ;-)

Au niveau des coûts, nous avons acheté deux kits d'essai, pour le 2e on nous a permis de remplacer certains items en trop pour des couches.
ça contient:
21 couches, 1 couche tout-en-un, 9 couvres-couches (3 de chaque grandeur), des doublures de nuit, sac de transport, seau à couches, 750 feuillets

Tout ça pour environ 340$.

C'est intéressant au niveau des coûts, et au niveau de l'environnement... C'est hallucinant! On voit vraiment la différence sur le remplissage de la poubelle, mettons!

Pour rester conséquents, nous avons laissé tombé les lingettes jetables... elles coûtent cher, elles puent et ne ramassent pas grand chose de toute façon!

Ma mère m'a taillé une cinquantaine de petites débarbouillettes en ratine extensible blanche (plus mince que la ratine à serviettes), environ 20cm x 20cm. Elles les a finies par un surjet.

Suivant l'idée de Martine et la recette de Zia , j'ai réutilisé le contenant des lingettes jetables pour y préparer ma propre solution de trempage.

Solution de trempage rapido pour le lavage des p'tites fesses:

2 tasses d'eau bouillie (ça aide la solution à ne pas "sentir" la vieille débarbouillette oubliée...)
1 c. thé de gel moussant pour bébés (le moins parfumé possible, mais c'est bien quand ça sent bon!)
1 c. thé d'huile d'amande douce
15 petites débarbouillettes pliées en deux.

Mélanger un peu la solution et presser les débarbouillettes (empilées) dans le contenant afin qu'elles soient bien imbibées, mais pas trop. (Attention: si on les utilise rapidement s'assurer que ce n'est pas trop chaud pour les fesses du bébé!) Pour les gros cadeaux, j'enlève le plus gros avec un papier mouchoir que je mets dans le feuillet de la couche jetable, et ça s'en va dans les toilettes. Après utilisation , lancer la débarbouillette dans un petit seau ou directement dans la poubelle à couches, et laver avec les couches. C'est tout, vraiment! Ça nettoie super bien et on en a souvent besoin d'une seule, même pour les gros cadeaux... quand votre enfant n'est pas constipé bien entendu! ;-)

Déjà loin de la routine du boulot

De Marie le 17 mars 2006 à 2:11 PM

Hier, Thierry et moi sommes allés présenter notre petit Thomas a mes collègues chez Reitmans. Évidemment que dans ce milieu féminin à 96%, Thom Pouce a fait chavirer bien des coeurs! Il a dormi tout le long, d'une paire de bras à l'autre... en fait il a fait un 5h30 sans boire hier après-midi! Puis une super belle période d'éveil au retour à la maison, il a beaucoup réagit à mes drôles de faces et aux bruits bizarres que je lui faisais: je sens que ça ne sera pas long avant qu'il ne m'imite dans mes grimaces!

J'ai su que 3 autres filles au bureau attendent un petit bébé pour l'été, ce qui a fait dire à ma patronne que notre division vit un véritable baby-boom: 10 filles sur moins d'une centaine(sur notre étage seulement!) auront été enceintes en un an!

Mes patronnes nous ont invités à partager un lunch de pizza avec toute l'équipe. Je soupçonne cette invitation d'être une récompense pour mes collègues qui ont du avoir une semaine d'enfer la semaine passée, puisque c'était la période des présentations des tendances Printemps 2007. C'est toujours l'enfer de préparer ces présentations: échéanciers serrés, stress et heures supplémentaires à la tonne... Je suis contente d'avoir pu éviter ça, mais ça implique que je reviendrai au bureau dans le gros jus l'an prochain!

Je me sens déjà bien décalée de la routine au boulot, en fait... complètement déconnectée. En 2 mois les choses ont déjà évolué, les standards d'esquisses ne sont déjà plus les mêmes que celles avec lesquelles j'ai travaillé depuis plus de 3 ans. Le retour sera donc quelque chose dans un an! La compagnie continue d'avoir beaucoup de succès, on m'a annoncé hier un bon bonus... que j'aurai à mon retour l'an prochain, puisque ça pourrait nuire à mes prestations gouvernementales... *soupir*.

Au retour, Thierry disait qu'il ne savait pas comment le peu d'effectifs masculins arrivaient à travailler là-bas... Il y a trop de belles filles! Mettons que je ne l'inviterai pas trop souvent à venir au bureau, celui-là! ;-)


des photos de Thomas et de sa maman

De Marie le 15 mars 2006 à 6:39 PM

Au diable le triple menton, je vous invite à aller voir les photos de Thomas et moi... C'est dur, dur de se voir en photo... *soupir*
Thomas
Mais quel beaux souvenirs quand même! :-)


"Jammé".Bloqué. Où est le syphon?

De Marie le 13 mars 2006 à 10:08 PM

Notre Thom pouce est constipé. Hé que ça souffre, un bébé constipé! Ça fait mal à voir, cette petite face rouge grimaçante qui force! Oui, on a essayé l'eau bouillie entre les boires... les petits massages sur le bedon... Ça va bien finir par passer! En attendant, Chacun redoute le moment du changement de couche, en souhaitant que ça ne soit pas à son tour de la changer lorsque tout ça sortira! Yeeeerk! ;-P


Strasbourg dans son sous-sol

De Thierry le 13 mars 2006 à 7:11 AM

Durant mes nombreux temps libre de nouveau papa, je construis une énorme maquette de Strasbourg dans mon sous-sol. Voyez le résultat jusqu'à présent:

Maquette

Meuh non!!! Il s'agit plutôt d'un effet Photoshop! Comparez avec l'original. C'est impressionnant n'est-ce pas?

La technique est décrite ici.


voyage à Québec et premiers moments de liberté parentale

De Marie le 09 mars 2006 à 11:42 PM


La semaine dernière, nous nous sommes sentis assez à l'aise avec notre routine familiale pour faire le voyage jusqu'à Québec avec Thomas pour visiter la famille de Thierry. Ça s'est super bien passé, la voiture a un effet vraiment soporifique sur notre fils!

Les arrières grands-parents de Thomas Alfred et Yvette, l'arrière grande-tante Juliette, la grande-tante Francine, la grande cousine Sarah et son copain Mathieu, et la grand-maman Louise on gazouillé allègrement pour la première fois devant notre Thom pouce! Comme c'est le premier petit enfant dans la famille Roy on s'attendait à ça, mais pas autant! Tout le monde était gaga!

Voici les photos...

Il a dormi tout l'après-midi de la visite. Il a fini par être couché sur le lit d'Yvette avec son fan club autour de lui, s'extasiant de chaque soupir ou mimique du petit. Vraiment rigolo! ;-)

Nous sommes aussi allés manger dans un petit café en famille avec la mère de Thierry. Il a très bien fait ça!

La marraine de Thomas, Sophie, et sa Grand-maman Jacqueline se sont fait un plaisir de s'occuper de lui dans la soirée et très tôt le lendemain matin pour nous permettre de nous reposer. Ça a vraiment été apprécié!

Au retour, c'était mon anniversaire, nous avons fait garder Thomas par mes parents pour une sortie au resto. Évidemment, il a dormi tout le long. Il sait vraiment comment se comporter avec la visite! :-)

Enfin, jeudi soir, mon amie Anne-Sophie a pris le relais pour nous permettre d'aller voir un film. Alors vous ne direz pas qu'on n'est pas bien entourés, hein?

Un gros merci tout chaleureux à ceux qui ont contribué à nous faire revivre un peu en nous permettant de sortir quelques heures de la routine boire-couche-petits maux de ventre-gaz et "berce-moi!" ;-)


La petite histoire de Thomas---Tome 2

De Marie le 09 mars 2006 à 11:23 PM

Parce que c’est pas parce qu’on veut allaiter que ça fonctionnera…

Voici les péripéties des premiers jours de vie de famille... bonne lecture! je sais que c'est long, mais moi ça m'a fait du bien de l'écrire... libre à vous de le lire ou de passer tout droit! ;-)


Samedi 11 février
2h30
Les infirmières amènent notre Thomas à la pouponnière pour les tests…

Vers 3 hrs a.m
On revient en me disant que Thomas est en hypoglycémie, d'essayer de tirer mon colostrum manuellement pour le lui donner à la seringue. J'ai deux infirmières après moi pour le faire, j'en ai eu des bleus sur les seins!

Vers 4h00 a.m.
L'infirmière de la pouponnière revient en disant que le colostrum n'a pas aidé, ils me demandent si je peux les autoriser à lui donner du lait maternisé pour le stabiliser. Je m'inquiète en exprimant mon désir d'allaiter, la fille me dit que ça n'est pas grave, mais que c'est ça ou le soluté... J'ai pris le moindre mal...

Un peu plus tard je vais le consoler à la pouponnière, je me réessaie, zéro succion au sein encore...

Dimanche 12 février
3h a.m.
On me réveille pour me demander si j'ai une suce dans mes bagages, que Thomas est inconsolable à la pouponnière... je me retiens pour ne pas accourir le consoler, mais on m'a dit « repos complet » à cause d'une hausse de pression... Je pleure pendant une heure, je suis déchirée de ne pas pouvoir aller voir mon petit garçon! Suite à l’histoire de la suce, je vois tous mes rêves d'allaitement tomber à l'eau! Thierry est retourné dormir à la maison, je voudrais l’appeler mais je pleure trop… il va penser que Thomas est mort si je tente de lui parler dans cet état !

4h15 a.m.
Une autre infirmière de la pouponnière vient me demander si j'ai des cas d'intolérance au lactose dans ma famille... Hé oui, j'en ai eu moi-même à ma naissance… merci Maman de m’en avoir parlé la veille ! On le met au lait de soya Isomil.

En soirée
Après ça son état s'est beaucoup stabilisé, il a repris des forces et on a pu le débrancher du soluté. Il était toujours à la pouponnière, je n'ai toujours pas pu l'allaiter... Je tire mon colostrum au 3 heures pour stimuler mes seins, je vais leur porter mon petit gobelet avec un ou deux millilitres... les infirmières le lui donnent à la seringue avant chaque boire de lait maternisé.

Lundi 13 février
C’est le jour où nous devions initialement quitter l’hôpital… On m’annonce plutôt que l’on garde Thomas sous observation jusqu’au mardi. On me garde aussi à cause de pré-éclampsie, je suis suivie en néphrologie. Ma pression qui a inquiété mon médecin à la fin de ma grossesse a des pics, on me met sous médicaments pour la haute pression. Je suis encore plus enflée qu’en fin de grossesse, je ne peux plus plier les chevilles… J’étais finalement plus en forme avec ma grosse bédaine ! Moi qui avais si hâte d’accoucher pour désenfler un peu !

Je continue à tirer mon colostrum aux 3 heures, la montée laiteuse n’est toujours pas arrivée, mais j’en ai un peu plus, alors je le fais au tire-lait. Je continue de le donner à Thomas avant son biberon. Mais on parle de moins de 7 ml tirés en 30 minutes pour les deux seins… *soupir*

Mardi 13 février
Midi
Thomas a enfin son congé de la pouponnière, il est transféré avec nous dans la chambre. Commence une valse pro-allaitement avec les infirmières, mais pour garder son état stable je ne peux le sevrer du Isomil, comme je n’ai pas assez de lait ça ne fonctionnerait pas. On me prescrit le domperidone, un médicament qui aidera la montée laiteuse à se faire.

Et ça fonctionne ! Chaque session de tire lait voit ses résultats augmenter. Alors on essaie de le mettre au sein… On lui donne le colostrum au gobelet, puis on lui donne un peu d’Isomil au biberon pour calmer sa faim… puis 10-15 minutes au sein pour que le déclic de la succion au sein se fasse… Sauf que ça ne coule pas comme le biberon et il devient fâché noir ! Quand on voit qu’il est trop fâché, on le met peau à peau contre nous pour le calmer, puis au biberon pour le satisfaire. Tout ça est bien mélangeant pour le petit Thomas qui ne sait plus où tirer la langue !

Nuit du 13 au 14 février
Rien ne fonctionne pour la mise au sein… L’infirmière me dit que, comme il boit de bonnes quantités d’Isomil, on peut lui donner aux 4 heures plutôt qu’aux 3 heures, pour laisser le temps à son estomac de bien faire la job et de réduire les régurgitations. Sauf que là, tout mêlé dans ses heures en plus de la confusion entre sein et tétine, il n’est pas consolable entre les boires, je suis seule… Thierry est allé reprendre des forces à la maison en prévision du lendemain. Je ne dors pas entre minuit trente et 6h.

6h00
Thierry arrive, je suis épuisée. L’infirmière de jour me trouve dans la pénombre (j’essaie de me reposer !) en larmes (elle m’a demandé de lui expliquer pourquoi il buvait du Isomil alors que sur mon dossier on a indiqué « allaitement ») Sans trop lire mon dossier, elle me chicane un peu, me disant que j’étais en train de tomber en post-partum, me somme d’ouvrier les rideaux, d’aller prendre une douche, alouette ! Je l’ai trouvé injuste de me parler comme ça alors qu’elle ne connaissait pas notre situation ! À cause de ça ils ne voulaient pas signer mon congé, alors que ce qui me déprimait, c’est l’idée de rester là une journée de plus…

Finalement, on m’a gardé jusqu’au soir à cause du néphrologue qui ne pouvait signer mon congé, étant à l’extérieur. Je m’en souviendrai de celle-là ! On m’avait dit que j’aurais mon congé au plus tard à midi, on a attendu à 19h30 avant qu’il daigne venir nous voir… Je ne lui aime pas trop la face, lui !

Avant de quitter, l’infirmière faisant le suivi en allaitement m’observe donner le sein, elle est très enthousiaste devant les résultats : on peu de pratique et ça y sera, selon elle ! Elle nous demande de ne pas donner le biberon en premier, pour profiter de sa faim, les tétées seront plus vigoureuses et efficaces. Elle me demande de ne pas insister plus de 15 minutes par boire pour ne pas créer un réflexe de rejet de la part de Thomas vis-à-vis le sein…

Alors on arrive à la maison et, la montée laiteuse est là !

Les deux premiers jours vont super bien mais pas les nuits ! Thomas tête de mieux en mieux, on alterne les positions entre football et madone inversée, je vois une grosse différence. On n’a presque plus besoin d’Isomil, puisque lorsque Thomas est trop fâché je le laisse avec papa et un biberon de lait maternel que j’ai tiré au boire précédent. Pendant que Thierry donne le boire et change la couche je vais me vider les seins au tire-lait électrique (*identique à celui de l’hôptal, loué), en prévision du boire suivant, si crise il y a.

Vendredi 17 février
On en a presque plus besoin d’Isomil, je fournis pas mal et il se satisfait un peu plus au sein, alors on voit une nette amélioration… Sauf qu’il a bu aux heures de 21h30 à 1h30, puis on s’est découragés (j’étais dangereusement fatiguée, je cognais des clous et j’ai eu peur de l’échapper…), on lui a donné du Isomil en désespoir de cause, puis il nous a tapé un beau dodo de 1h30 à 6h30 !!! De quoi abandonner l’allaitement ! Le matin, il a super bien bu au sein, puis catastrophe : il l’a demandé aux deux heures… J’ai failli tout lâcher. C’est pas parce que je n’ai pas assez de lait, câline !

En lisant sur le site www.allaitement.ca, je lis que l’on doit offrir le sein au bébé de 8 à 12 fois/jour pour éviter l’engorgement. Mais quand j’ai tenté de le faire avant qu’il ait des signes de faim évidente, la crise ! Je l’ai laissé dans on lit avec son mobile pour me calmer un peu, il a dormi presque 2 heures… Il n’avait vraiment pas faim ! Je ne sais plus sur quel pied danser.

Plus tard, quand Thomas a faim et que je le mets au sein, c’est rendu qu’il pleure et qu’il se fâche dès la mise au sein, chaque boire devient une expérience éprouvante pour nous trois… Avec de la patience, on réussit à avoir un peu de succion, de déglutition, mais c’est 2-3 fois, puis une pause… Bébé se fâche ou s’endort au sein…

Lorsque l’infirmière est venue, elle l’a pesé et nous a encouragés à lâcher le biberon complètement, puisque ma montée laiteuse est bien installée. Thomas a pris 100g en deux jours, il a repris son poids de naissance déjà… Alors que pour la moyenne des bébés, ça leur prend une vingtaine de jours. On peut donc se permettre de couper le biberon pour l’affamer un peu afin qu’il prenne mieux le sein.

Samedi 18 février
Pas d’amélioration. Je pleure comme un robinet… Thierry est découragé. Il lâcherait tout. Moi aussi, mais je veux tellement que ça fonctionne ! J’appelle ma mère, qui me conseille de donner le biberon la nuit pour que nous trouvions tous les trois un peu de répit… Avant d’aller au lit j’essuie la flaque de larmes sur mes draps ! Un robinet, je vous dis !

Dimanche 19 février
Ma mère et ma marraine viennent m’aider à la maison, elles sont témoins de ce que nous vivons à chaque boire… Thomas ne tète toujours pas bien… il est épuisé. Et moi aussi !

Lundi 20 février
J’appelle au CLSC pour avoir de l’aide de la conseillère en allaitement. On me dit que j’appelle trop tard… J’aurais du appeler tôt le matin pour avoir sa visite en après-midi. Mais je dormais, moi, le matin !… alors l’infirmière tente de m’aider au téléphone. Pas évident à cause de ma mauvaise audition… Elle me dit de donner un peu le biberon à Thomas avant la mise au sein pour calmer sa faim… et de le donner en position semblable à celle de la mise au sein… Plus facile à dire qu’à faire ! Il avale beaucoup d’air dans cette position et régurgite ensuite…

Mardi 21 février
L’infirmière du CLSC vient à la maison. Elle pèse Thomas et grimace : il n’a pris que 10g. en 4 jours, alors que aurait du être 25-30g. par jour ! Moi qui croyais que mon bébé s’était un peu enrobé, j’étais dans les patates !

Elle a apporté un dispositif d’aide à l’allaitement pour que l’on puisse « conditionner » Thomas à mieux prendre le sein. C’est une bouteille graduée que l’on suspend à notre cou, elle est munie de deux cathéters en plastique qui se « clippent » sous le goulot. Lorsqu’on le libère, le lait coule par capillarité. On peut s’en servir lorsque l’on a pas de montée laiteuse : on fixe alors le cathéter sur le mamelon. Il sert aussi pour l’allaitement au doigt lorsque le bébé n’a pas de réflexe de succion : on colle le cathéter sous l’index, et on appuie sur la langue du bébé pour solliciter le mouvement de sa langue. Nous avons essayé les deux options. Lorsque l’infirmière était là, ça a super bien fonctionné. Mais les autres boires, Thomas n’a presque pas pu et il se fâchait encore bien noir !

L’infirmière a aussi évoqué le fait qu’elle avait remarqué que Thomas n’est pas capable de tirer la langue assez loin, et que ça se pouvait que son filet (sous sa langue) soit trop court… Se bat-on pour rien contre un problème physiologique ???

J’essaie le dispositif pour quelques boires. C’est compliqué et très « machine ». Le peu de « romantisme » qu’il restait à l’idée d’allaiter c’est enfui lorsque j’ai essayé ce bidule. Mais jusqu’où peut-on aller pour tenter d’allaiter ??? La preuve que j’ai fait mon bout est ici

Bilan des premiers boires : Thomas ne boit presque pas. Je ne supporterai pas ce rythme 24 heures… le soir, nous nous regardons, Thierry et moi, bien dans les yeux, et nous prenons la décision de passer au biberon définitivement, pour notre santé mentale et la santé générale de notre Thom pouce. Je pleure en donnant le premier biberon après cette discussion, de peine, de soulagement. On va enfin pouvoir passer à autre chose.

Les jours suivants, Thomas boit assez bien au biberon, et surtout, tout le monde aborde l’heure des boires avec beaucoup plus de tranquillité. Enfin. Mon Thom pouce est rassasié, je continue à tirer mon lait en diminuant peu à peu, question de calmer ma montée laiteuse, alors Thomas boit encore un peu de mon lait, pour son bien !

Je termine ce texte à la veille du premier mois de vie de Thomas. Je regarde le petit bout de chemin parcouru et je réalise que la persévérance (ou acharnement, selon le point de vue !) pour l’allaitement m’a fait découvrir une facette de ma personnalité que je ne connaissais pas beaucoup… La vie ma gâte tellement en général, quand je frappe un mur je trouve ça tellement dur ! J’aime l’idée de savoir que tout ça est derrière nous et que nous pouvons regarder droit devant, tous les trois !

Un nouveau look!

De Thierry le 08 mars 2006 à 2:30 PM

Merci à tout ceux qui contribuent au nouveau régime parental! Ça permet au papa de rester à la maison et de mettre à jour l'interface de son site web entre deux boires à 4 heures du matin... ;)

Dites nous si vous aimez ou si vous n'aimez pas (et s'il y a des problèmes)! Moi ce que je préfère, c'est les banderoles du haut qui changent à chaque visite sur le site. La banderole la plus intéressante est sûrement celle-ci. Et n'allez pas penser que la pancarte a été ajouté après coup. Voyez plutôt l'image originale... ;)


30 ans, l'heure des bilans?

De Marie le 04 mars 2006 à 12:25 AM

Il y a un an...

"Si la tendance se maintient le monsieur bleu « Vas-Y » prédit des événements d'une rare intensité pour cette trentième année! Il serait en effet question de bébé (finalement!), de maison (y’était temps!), de fin de bacc (enfin!) ainsi que beaucoup de dégustation de chocolat (évidemment!)."

(24 heures après avoir fêté mes 30 ans, Je remarque que Cristelle a été pas mal plus vite que moi sur le piton dans le retraçage d'archives!)

Je croyais que mes 30 ans allaient me "fesser" dedans un peu plus fort. Je réalise que je vis l'arrivée de la trentaine sereinement. Est-ce la maternité toute neuve qui m'aide à mieux passer cette étape décisive?

La dernière année a vu plusieurs de mes projets de vie réalisés... La maison, le bacc, notre premier bébé... je réalise que j'ai de la chance d'avoir pu réaliser ces rêves au moment où je le désirais. Je suis chanceuse, je crois que la vie m'aime! ;-)
Le dire, c'est l'apprécier...

Carpe Diem!