mars 2008

Petites cuisses

De Marie le 31 mars 2008 à 12:24 PM

Petites cuisses... mais gros popotin depuis ce matin. je ne parle pas de mon body tout mou (c'est un tout autre sujet, assez désespérant!) mais plutôt de celui, grandissant, de Lilianne, qui porte ce matin pour la toute première fois une couche lavable. Il était temps, son frère les as portées à 2 semaines de vie.

Lilianne a eu 5 semaines hier... et pèse 9 livres, en date de mercredi dernier! Le lait de maman est bon ça a l'air! :-)


En Studio!

De Thierry le 20 mars 2008 à 8:50 PM

Qu'est-ce qu'on fait quand on a un petit bébé? On le met tout nu et on s'improvise un studio dans le sous-sol pour le prendre en photo bien sûr! (Et on se dépêche parce que ça reste pas petit longtemps!)

P.S. On avait aussi fait le coup à Thomas avec papa, et avec maman!


deux nuits! wow!

De Marie le 19 mars 2008 à 12:31 PM

Quel beau cadeau que ma puce m'a fait depuis deux nuits!!! De beaux boires de nuit espacés de 6h et 5h consécutifs, deux nuits d'affillée! Pour un bébé de 3 semaines et demie, je ne m'attendais pas à ça avant plusieurs semaines.

Alors je lui pardonne sa journée d'enfer d'hier. Je crois que ma puce fait des reflux gastriques, accompagnés de plusieurs régurgitations assez impressionnantes. Ça l'a empêché de bien dormir hier, pas pour rien qu'elle s'est rattrapée cette nuit!

Il semblerait que les petits bébés qui font des reflux peuvent avoir une prescription de Zantac (tiens tiens, j'en ai pris toute ma grossesse...), je vais voir au courant des prochains jours si une visite chez le doc s'impose.

J'ai aussi lu que l'osthéopathie ferait des miracles, on verra si ça vaut la peine!

En attendant je garde toujours des mouchoirs et des débarbouillettes tout près en cas de dégâts!

DERNIÈRE ÉDITION: trois nuits... Lilianne m'a fait un 7h15 et un 5 heures cette nuit! :-)


"Splish splash tout en prenant mon bain..."

De Lilianne le 14 mars 2008 à 3:13 PM

Mes parents me donne un bon bain de temps en temps... Je me détends et j'aime bien ça! Et ça me rappelle le temps où j'étais dans le ventre de ma maman...

P.S. Il parrait qu'ils en donnaient un à mon grand frère aussi quand il était petit!


Allaiter, une petite victoire!

De Marie le 12 mars 2008 à 8:25 PM

Je suis si fière de ma puce, si fière de moi. À deux, on commence à former une super équipe. Moi les berlingots toujours chauds, la plupart du temps bien pleins... elle petite bouche avide de se nourrir... je l'appelle ma petite tête chercheuse. Elle trouve toujours le chemin jusqu'à son lunch! Et me soulage de ces deux poids lourds! Je trouve que c'est un bon deal!

Je l'ai aussi gentiment surnommée mon petit pit bull au début... 500 livres de pression au centimètre carré de mâchoire! Ouch! Les orteilles me frisaient. En disant cette expression pour illustrer ma douleur, je me suis dit que ça devait être une maman qui allaite qui l'a inventée!

Mais ça se place. On a travaillé la mise au sein pas mal fort et Lilianne commence tranquillement à apprendre à se servir moins de sa puissante mâchoire et un peu plus de sa belle petite langue pour aller chercher son lait.

Les boires dont encore de fréquence variable, mais depuis quelques jours elle me fait de beaux 4-5 heures, suivis de deux ou trois boires plus rapprochés. Elle a même fait un super 6h30 en début de nuit hier soir!!! (Je ne me souviens plus si techniquement, on appelle ça "une nuit". Aux mamans qui me lisent: une nuit, c'est 6 heures entre le début d'un boire et du prochain, ou 6 heures de dodo consécutives?)

La semaine dernière, j'ai vécu l'enfer d'une petite poussée de croissance elle a pu 9 fois en 24 heures....Ouf! Comme chaque boire dure au bas mot une heure, je n'avais pas beaucoup de répit entre chaque fois. J'ai trouvé ça difficile mais heureusement ça ne dure pas trop longtemps et Thierry était à la maison pour faire le reste. Une chance que ma soeur Anne-Lise, qui est en train de suivre sa formation de marraine d'allaitement, m'a rassurée que ça ne durait pas longtemps!

La plupart du temps Miss Lili est d'une gentillesse extrême, me faisant la grâce de vouloir boire avant mon heure de repas. Je l'apprécie tellement quand ça arrive!

Bref, l'allaitement semble bien installé. J'ai bien hâte de pouvoir introduire le biberon pour me permettre une petite pause mais sinon, je trouve ça hallucinant de pouvoir fournir à ma fille tout ce qu'elle a besoin pour se développer et bien grandir. Je n'ai pas encore beaucoup allaité en public mais ça viendra... je n'aurai pas le choix!

À part ça elle est un bébé plutôt facile, ne pleurant que si elle a faim ou si elle est trop fatiguée, mais elle aime un peu trop les bras de sa maman qui est la seule à pouvoir l'endormir rapidement. Elle a besoin d'être emmaillotée bien serré, dans une doudou de polar. Elle ne dort bien que dans sa petite chaise vibrante (sans toujours avoir besoin qu'elle soit en marche). Comme elle régurgite beaucoup on dirait que ça l'aide à ce que le lait reste dans son bedon!

Nous allons faire notre premier petit voyage en famille ce week-end pour aller la présenter à sa grand-maman Louise et au reste de la famille de Thierry. Thomas a bien hâte de leur présenter sa petite soeur!


Le récit de la naissance de notre petite Lilianne

De Marie le 10 mars 2008 à 4:37 PM

Voici enfin le récit de naissance de notre belle petite Lilianne. Je vous préviens c'est long...

J'ai inclus des bout de textes publiés sur le site avant la naissance, parce que je voulais l'histoire complète, je veux imprimer ce récit pour le conserver dans son album de bébé. Qu'elle puisse comme son frère avoir l'histoire de sa naissance en souvenir. Alors je n'ai pas lésiné sur les détails!

Bonne lecture à ceux et celles que ça intéresse! ;-)


L’arrivée de notre bébé surprise était attendue dans les environs du 26 février 2008. Comme j’étais en arrêt de travail depuis le 10 décembre à cause de mes problèmes de symphise pubienne, je commençais à trouver le temps long! Cette grossesse, tout en passant vite, m’a paru interminable sur la fin, bien avant que je dépasse ma date prevue d’accouchement!

Tout était prêt pour l’arrivée de bébé et ma liste de choses à faire s’amenuisait de jour en jour. Moi qui aime être occupée comme une petite abeille, les derniers jours précédentl’arrivée prochaine de notre deuxième enfant se sont sont déroulés comme dans un brouillard. J’étais tannée de ma bedaine, je voulais cajoler mon bébé et enfin savoir si nous verrions la vie en rose ou bleu dans les prochaines semaines! Je n’avais pas envie de revivre une induction encore une fois, je voulais tellement que ça se déclenche tout seul.

Suite à la lecture de forums de discussions où nous sommes plusieurs mamans dues pour accoucher en février, s’encourageant et se donnant mutuellement des petits trucs, j'apprends que la tisane de feuilles de framboisiers peut aider l’utérus à avoir des contractions. Prise en infusion en fin de grossesse, ça peut aider à avoir du vrai travail. Je commence donc à prendre cette tisane à partir de 35 semaines de grossesse, tel que conseillé. Ce n’est pas aussi bon qu’un thé mais que ne ferait-on pas…

Dans la semaine qui a précédé la naissance, j’ai vu mon médecin le mardi, qui m’a annoncé que j’étais encore dilatée à presque 2 cm, et effacée à 60%. Quelle déception! J’avais eu quelques contractions les jours précedents et croyais que ça aurait fait avancer un peu les choses. Eh non! Il me conseille de demander à mon chum de faire sa part… en effet, faire des câlins à la fin de la grossesse pourrait aider, la semence masculine contenant une hormone qui aide à faire maturer le col. Le papa doit donc faire son effort de guerre lui aussi!

Le mercredi, suivant d’autres recommandations de filles tannées d’être enceintes, je sors le tire-lait et fait une séance de 30 minutes par jour pour stimuler des contractions. Cela stimule les mamelons sans que le lait sorte, sinon en très petite quantité. Certaines filles les font à la main, d’autres optimisent l'achat de leur tire-lait!

Puis le mercredi, j’ai eu toute une rage de ménage! Le petit coup d'aspirateur que je devais passer devient aspirateur partout, tasse les meubles, passe avec la p'tite brosse sur les moulures, les stores, sous la chaise berçante (tiens tiens, on aurait pas cru que tant de poussière pouvait s'accumuler là!) et que l'on pense sérieusement à nettoyer les petites craques entre les tuiles de céramique de la cuisine avec l'effaceur magique... on aurait le temps, là... je croyais presque accoucher durant la nuit tellement je m’étais activée!

Eh non! Il semblerait que ça prenne plus qu'une rage de ménage et une éclipse lunaire de pleine lune pour que bébé se décide à se pointer le bout du nez! Toutefois, c'est une bonne chose puisque ça m'a permis de vivre une des meilleures nuits de repos depuis des semaines! Les autres nuits qui ont suivi, même chose. Qautre belles nuits où j’ai pu rattraper un peu de mon déficit de sommeil Un petit miracle, quand on est à la veille d’accoucher!

Le vendredi matin, je me décide à aller faire quelques courses, départ vers 9h45... Je reviens à la maison vers midi trente. Message sur le répondeur de ma soeur Anne-Lise qui se demande si je suis partie accoucher (!) et sinon, ai-je besoin de marcher pour faire descendre le bébé un peu??? Qu'elle aimerait bien aller faire quelques courses au centre commercial. Je rejoins Anne et ses petit jumeaux vers 14h10. Et on magasine jusqu'à 16h45. On se prend quand même une couple de pauses... Rapide calcul: j'ai marché 3 heures le matin + 2 heures 30 en après-midi. Si bébé n’a pas descendu un peu avec ça…

Le samedi, calme plat à la maison. Nous n’avions rien prévu en ce week-end précédent ma date prévue d’accouchement… Nous profitons donc du samedi pour passer du temps en famille, bien au chaud dans notre cocon. Thierry et moi écoutons un film le samedi soir, les vibrations des basses dans le sofa dérangent bébé qui me fait une présentation spéciale de gymnastique intra-bédaine. Quel athléte! Tellement à l’étroit mais il réussit encore à me faire sursauter!

Je me sens bizarre ce soir-là avant d'aller au lit, un peu nauséeuse. Je me dis que c’est peut-être un signe…

J’ai une belle nuit encore une fois malgré quelques fortes contractions qui me réveillent de temps à autre.

Dimanche matin, Thomas nous réveille vers 7h10. 7h27, à table pour déjeuner, je ressens une contraction différente des autres. Plus forte, elle m’oblige à respirer et cesser ma lecture… ondes de douleurs dans le dos. Je commence à minuter voyant qu’elles reviennent aux 6, 5 minutes… Thierry me regarde sans dire mot. Ses yeux disent tout. La hâte, l’inquiétude… Je le rassure en disant que les contractions sont peut-être plus fortes, mais pas encore régulières.

Vers 8h15 je fais tout de même ma petite séance de tire-lait. Les contractions sont variables d’intensité mais reviennent aux 7 minutes maintenant. Je prends une douche chaude et perds le compte, je me dis que mon corps va bien me dire lorsque ce sera le temps… je ne veux pas appeler à l’hôpital encore une fois pour rien, encore moins m’y rendre pour me faire dire de revenir à la maison ensuite!

Hors de la douche les contractions continuent à être assez douloureuses et fréquentes. Je retiens les minutes pour me dépêcher à les écrire une fois en bas. Entre 10h et 12h30, elles ne sont toujours pas régulières. Je commence toutefois à souffrir assez pour avoir besoin d’être dans ma bulle, je demande à Thierry de gérer Thomas et me laisser tranquille. Il voulait aller glisser à la pente à glisser avec fiston, je lui demande de ne pas s’éloigner de la maison. Je sens que ce ne serait pas un bon moment pour rester toute seule bien longtemps!

Les contractions reviennent aux 8,9,10,11 et même 18 minutes! Ce qui me laisse croire que je suis bien délicate de les trouver aussi souffrantes puisque ça doit être du faux travail… J’écris un petit mot sur Jaune Soleil, quelques minutes plus tard le papa de Thiery appelle pour spécifier certains détails sur le plan de match de la garde de Thomas si nous devons partir pour l’hôpital cette semaine. On sent un peu d’énervement à l’autre bout du fil!

Je mange légèrement, je continue à minuter… entre 12h30 et 13h45, les contractions se régularisent et s’intensifient. Je dois maintenant être debout pour les supporter, m’aggriper après le dossier d’une chaise, m'étirer les lombaires et balancer le basin. Inspire, expire. Inspire, expire. Je tente de garder mon calme et de visualiser mon bébé qui descend. Où es-tu mon bébé? Ta tête est-elle prête à faire son chemin vers la sortie? Je me dis que je devrai bien faire le test du bain pour en avoir le coeur net…

Je commence par suivre les conseils reçus de la salle d’accouchement lorsque j’ai appelé la dernière fois, boire plusieurs grands verres d’eau froide et me coucher sur le côté gauche. Ouch! Je ne tolère pas du tout cette position, c’est pire! Après deux contractions je n’en peux déjà plus… je me relève et va dans le bain vers 14h10. Je continue à minuter… Thierry vient me voir avec Thomas et regarde ma feuille en faisant les gros yeux: 6 minutes, 4, 4, 4, 3, 2, 2, 3, 2… je commence à me dire que je si je ne sors pas de là je vais accoucher chez moi si ça continue!

Je sors du bain. Je suis officiellement aux deux minutes! Ça laisse très peu de temps entre chaque contraction, je dois rester concentrée pour ne pas paniquer. Thierry appelle à l’hôpital pour annoncer notre arrivée. On part! Branle-bas de combat, Thierry prend les choses en mains pendant que je m’habille entre deux vagues de douleur. Thomas sent notre énervement, je me cache pour grimacer hors de sa vue.

Je me dépêche pour laisser juste une petite trace de notre départ sur notre site. Je l'avais promis à certaines!

Nous allons reconduire notre grand chez nos amis Michel et Marie-Josée vers 15h10. Heureusement ils habitent tout près. Marie-Josée, toute énervée sort pour accueillir Thomas et m’encourager du regard en me faisant signe de respirer. J’ai envie de lui crier que je n’ai pas le choix! Elle me fait sourire mais je replonge vite dans ma bulle, triste de ne pas avoir pu embrasser mon fils… concentrée sur ma douleur.

Nous partons pour l’hôpital et je tolère très très mal les nid-de-poule, nombreux en cette période de l’année. Je me hisse carrément après la poignée au-dessus de la fenêtre de la portière lors des contractions, elles sont toutes dans le dos et je tolère très mal d’être assise. Le sapristi de boulevard Taschereau ne m’a jamais semblé aussi long…

Arrivés à l’hôpital Thierry se stationne au débarcadère le temps de faire mon admission vers 15h30. On monte les valises et entrons dans l’ascenseur… dans ma tête la maternité est au 5e étage. Bien non! On doit revenir au rez-de-chaussée demander l’étage, et moi qui est en pleine contractions... Que d’énervement!

Aussitôt arrivée au poste des infirmières, on me prend en charge. J’enfile la superbe jacquette bleue…

On m'installe pour un monitoring pour voir si bébé va bien, mes contractions se succèdent aux 2 minutes et demie.

Je demande à avoir l’épidurale, même si je tolère encore bien les contractions. Je sais que parfois ça peut être long avant d’avoir l’anesthésiste, et je commence à perdre un peu le contrôle sur ma gestion de la douleur. Dans ma tête j’en ai encore pour longtemps! Je veux être certaine de l'avoir!

16h10. La résidente, Dr. Fontaine, vient faire mon premier examen en attendant le Dr. Lepage qui a été appelé. Je me souviendrait toujours du regard étonné lorsqu’elle a évalué la progression du travail en me disant avec un beau sourire… "8… Presque 8 cm!" Je n’en croyais pas mes oreilles, “ai-je bien entendu 8 cm???”

Sophie, l’infirmière, refait l’examen pour confimer. Elle estime que je suis plutôt ouverte à 7 cm. mais quand même! Je suis tellement énervée! Le plus gros du travail a été fait CHEZ MOI! Je suis fière de moi et tellement heureuse!

Elles s’informent à savoir si nous attendons une fille ou un garcon. Comme lors de mon premier accouchement, c’est super de voir leur énervement et leur surprise lorsque nous leur apprenons que nous ne le saurons qu'à la naissance! Je crois qu’elles ne voient pas souvent des couples comme nous qui gardent la surprise du sexe, ça met du piquant dans la salle d’accouchement!

Sophie est aux petits soins avec moi. Elle me demande d’aller aux toilettes pour un échantillon d’urine, puis me fait une prise de sang et m’installe le soluté. J’essaie de gérer les contractions mais elles sont toutes dans le dos…

16h40: Sophie m’installe finalement dans la chaise berçante avec des couvertures chaudes dans le dos et sur le ventre… Ahhhhh! Quel soulagement! Ça fait tellement de bien! Je n’arrête pas de la remercier ce qui la fait sourire. On ne me parle pas de marcher ni de prendre de bain. En fait, je crois qu’elles priaient plus pour que le docteur arrive avant que je sois prête à pousser!

À 17h on m’installe pour que j’aie l’épidurale. Je suis étonnée, ça se fait si vite! L’anesthésiste a la main sûre! Heureusement, je n’ai pas de contractions pendant ce temps. Quelle chance parce qu’il ne faut pas que je bouge d’un iota!

L’engourdissement fait son oeuvre. . Je questionne l’infirmière… pourquoi ne m’a-t-on pas fait un examen avant l’épidurale? Elle me répond que j’avais l’air assez zen entre les contractions, que je réussisais à retrouver mon calme, que je ne devais pas être complète.

Ahhhhh! Quel soulagement de ne plus sentir ces douleurs dans le dos! On m’allonge sur le lit pour me faire un examen. Surprise! Je suis à 9+. Ce qui veut dire qu’il ne reste qu’un petit bout de col entre “ 9 heures et midi”… Je serai bientôt prête à pousser. J'ai peut-être eu l'épidurale pour rien finalement... mais elle m'a tant souagée que je ne regrette rien!

Le Dr. Fontaine m’explique que le Dr. Lepage arrivera bientôt, et que ses dernières instructions étaient de percer la poche des eaux pour faire avancer le travail. Mais il n'était pas encore au courant de l'avancement du travail. À 9+ cm ce n’est pas une bonne idée de percer les membranes, le bébé risqué de sortir comme un ballon de football avant même que mon médecin ne mette les pieds dans la chambre! Moi qui avais peur de perdre mes eaux, il semblerait que la membrane qui protégeait mon bébé soit particulièrement solide si elle a résisté jusqu’à cet instant! On attend donc l’arrivée de mon docteur pour faire la manoeuvre.

Les derniers préparatifs pour accueillir bébé se poursuivent dans la chambre. Le petit lit chauffant est installé. La table d’instruments stérilisés est approchée. On nous fait choisir un petit bonnet pour le bébé.

17h30 environ, mon docteur arrive enfin, me salue avant d’aller se changer. Il a sa bonne humeur légendaire et le voir me rassure.

17h45, la résidente perce mes eaux en se faisant aider de mon médecin. Il ne semble pas y avoir beaucoup de liquide, et il est coloré, ce qui veut dire que le bébé a peut-être eu un stress et fait une première selle un peu trop tôt… Je songe à ma chute sur la glace… serait-ce ce stress-là? Qui sait?

Je ne sens rien en bas de la poitrine, mis à part une pression lorsqu’ils “travaillent dans ce coin-là.! Je retrouve mon calme et un peu d’énergie pour me préparer à pousser. Je leur fais part que je je veux couper le cordon afin que Thierry puisse prendre des photos des premières secondes de vie de notre bébé, ce qui n’a pas été possible lors de la naissance de Thomas.

L'équipe finit de s'installer. Mon docteur est taquin comme à son habitude et commence à parier sur l'heure de la naissance. Je lui dis qu'on pense que le bébé aimerait bien voir les Oscars...qui commencent à 20hrs. Il doute. Je lui dis en riant que si c'est une fille elle voudra voir le show des robes du tapis rouge à 19hrs! On rigole, l'atmosphère dans la chambre est géniale.

17h55 on me donne le ok pour commencer à pousser dès que je sens une contraction. Mais il y a un problème: je ne les sens pas du tout! Oh, oui, peut-être un petit serrement subtil qui me l’annonce… L’infirmière me confirme que c’en est une en appuyant sur mon ventre qui se durcit. Alors je respire, garde mon air et pousse! Oh! Oh ! Encore un problème , je ne “sens” plus comment pousser non plus! Mon épidurale est trop forte… Je n’ai aucun contrôle sur mes muscles de ce coin-là! Je tente donc de pousser du mieux que je peux, mais j’ai régulièrement besoin d’une confirmation de mon docteur pour savoir si je pousse de la bonne façon. Pendant les moins de trente minutes que durent les poussées, je reste en contact visuel permanent avec Sophie, lorsque je sens une pression je lui dis et elle me confirme que c’est bien une contraction en hochant la tête. Thierry demeure près de moi pour me “traduire” les instructions, avec les masques chirurgicaux je ne peux pas lire sur les lèvres des membres de l’équipe médicale. Une chance qu’il est là mon beau gentlhomme!

18h10, les cheveux apparaissent. Je suis très encouragée, car le fait de ne pas sentir les poussées me faisait douter de ma capacité à sortir ce beau bébé-là!

Toutefois, le Dr. Lepage s’inquiète en voyant le coeur du bébé décélérer à moins de 100 battements par minute. On craint qu’il ait un tour de cordon… On me met le masque à oxygène pour nous aider tous les deux. Mon médecin décide d’aider le bébé avec les ventouses. Ça me rappelle de mauvais souvenirs… je ne veux pas me faire charcuter une autre fois… La résidente s’entraîne avec la ventouse. Finalement c’est le Dr. Lepage qui réussira à sortir le bébé au 2e essai, il faut le sortir rapidement… et oui, une petite épisiotomie sera nécessaire. Et finalement, le bébé n’avait pas de tour de cordon. Fiou!

18h27. Je me rappellerai toujours de la sensation de ce petit bébé plein d’énergie qui me donna des coups de pieds jusqu’à la minute de sa naissance. Quelle vigueur! Tout le monde s’exclame, il a tellement de cheveux! On dépose le bébé sur mon ventre, et avant même que Thierry ne s’avance vers moi, Sophie, toute énervée, s’empresse de m’annoncer que c’est une fille!(C’est bien la preuve que ça énervait l’équipe, que nous ignorions le sexe avant la naissance!)

Une petite fille! Notre fille! Quelle joie!

Comme elle est très vigoureuse on la laisse longtemps sur moi, peau à peau, afin que nous fassions connaissance. Elle est toute gluante de son vernix et de ses petites selles , mais pas grave, pour nous c’est la plus belle!

Après l’avoir un peu netoyée on essaie de la mettre au sein, elle n’ouvre pas assez grand la bouche et n’a pas de réflexe de succion. On me la prend finalement pour terminer un peu sa toilette et la peser, faire ses premiers petits tests et lui donner une petit piqûre de vitamine K pour aider à la cicratisation.

Nous apprenons qu’elle pèse 7 livres 9 oz pour 21 pouces ( nous la croyions beaucoup plus petite que ça!) et qu’elle a un résultat de test d’Apgar de 9-9. Un bébé en pleine santé!

Nous flottons sur un petit nuage et j’ai peine à dormir cette nuit-là, je suis encore sous l’adrénaline. Je me sens en pleine forme! Quelle différence avec la naissance de son grand frère.Le jour et la nuit.

Nous sommes donc sortis de l’hôpital le 26, de justesse car Lilianne a passé très proche de faire une petite jaunisse. Finalement elle est restée sous les valeurs minimales, ce qui nous a permis d’obtenir notre congé. Enfin, on s’en va à la maison! Thomas nous rejoindra le 28.

Depuis, nous apprenons à nous connaître.
Thomas apprend son nouveau rôle de grand frère.
Thierry apprend à donner son 200% sur toutes les tâches de la maison pendant que la maman apprend à allaiter!

Tout ça nous prend beaucoup de temps. Mais voilà qu’à deux semaines de vie de Miss Lili, nous avons tranquillement l’impression d’émerger un peu , de trouver une petite routine, un peu d’énergie. Ça augure bien et le plus beau est encore à venir!

Une semaine à la maison déjà!

De Thierry le 05 mars 2008 à 9:50 AM

Cela fait une semaine que nous sommes à la maison et la routine s'établit peu à peu. Miss Lili nous fait des bonnes périodes de sommeil (2-3 heures bien souvent et un 4 heures hier!) et l'allaitement est bien parti! Malheureusement la petite a bien souvent besoin de sa suce pour dormir... Le problème est que cette suce, c'est en fait notre petit doigt! Rien à faire, elle ne veut rien savoir des suces commerciales. Nous n'avons pas trop insisté non plus pour ne pas compromettre sa mise au sein acquise après bien des boires de bataille... Nous sommes donc trop souvent à notre goût assis devant la télé, un doigt dans la bouche de la petite lorsqu'elle n'est pas au sein! ... :)

Jusqu'à maintenant Thomas prend ça plutôt bien. On a eu un week-end plus difficile, ses grands parents maternels ont dû venir à la rescousse pour nous permettre de rester sains d'esprit. Mais là ça va mieux.Le plus difficile, c'est qu'il ne veut pas aller à la garderie car il se rend bien compte que papa et maman restent à la maison. Par contre, ses parents ont bien besoin de se reposer pendant le jour! Ce qui n'est pas vraiment possible avec un garçon de deux ans à la maison... ;) Mais ça viendra!

Hier il a demandé à plusieurs reprises à prendre sa petite soeur, il faut évidemment le superviser mais il la caresse, la chatouille, lui donne les bisous et rit beaucoup lorsqu'elle bouge les pieds ou les mains. Ce sont de beaux petits moment de tendresse en famille...

Étrangement il n'a pas vraiment "régressé" depuis la venue de la petite.Il nous a même fait deux pipis dans le pot depuis le retour à la maison! Vivement la propreté, ça va nous faire au moins ça d'économisé. Parce que la puce n'entre pas encore dans ses couches de coton ( ça s'en vient), les couches jetables s'accumulent à la vitesse de l'éclair dans la poubelle!

Heureusement, ces petites dépenses sont compensées par l'immense économie réalisée par l'allaitement! Quoique... comme la mère mange plus pour nourrir la petite on n'est pas certains d'économiser tant que ça finalement! :-P