Merci à tous de vos bons mots suite au message de Thierry. Comme aux deux autres naissances, il a pris la peine d'imprimer tous les petits mots et me les a apportés à l'hôpital le lendemain matin. C'est un rayon de soleil après la première nuit à l'hôpital qui est toujours l'enfer!
Pour vous raconter, pour me souvenir, voici le récit de naissance de notre petit Colin.
J'ai bien failli faire les nouvelles vendredi dernier... en accouchant si rapidement que j'ai eu peur que tout ça arrive dans la voiture!
Suite à ma fausse alerte du 9 novembre, je me suis mis en tête de faire descendre le bébé. Mardi, marche et virée au centre d'achats. Mercredi, marche dans le quartier avec mon amie Isabelle et sa petite Anaïs, et jeudi d'autres courses de dernière minute . Jeudi soir, je sens une sensation différente dans le bassin lorsque je marche. Une certaine pression dans le col, des petits chocs dans cette région. Je n'ai pas de contractions régulières, mais je sens que ça travaille différemment.
Mon corps entreprend un "lavement naturel"... probablement pour éviter ça. Hihihi! Mais ça me donne un signe que ça peut être pour bientôt.
Bébé bouge tellement ce soir-là, c'est fou. Comment peut-il avoir de l'espace pour bouger? 7-8 livres de bébé qui se promène et qui s'étire dans tous les sens, c'est vraiment impressionnant!
Je me couche à 22h30 en disant à mon chum que si, suite à mon r-v demain midi, rien n'a avancé, on commence à le mettre à contribution (!) et à sortir les recettes de grand-mère!
Je m'endors un peu plus rapidement que lors des derniers jours. Heureusement...
Une première contraction, assez forte, me réveille: 1h07.
Je gère la prochaine, puis les suivantes, dans le lit, en regardant l'heure. 7 minutes, 6 minutes, 5 minutes, 5 minutes, 5 minutes....
Àprès une heure à ce rythme, je réveille Thierry. Je veux m'assurer que ce n'est pas une fausse alerte en allant dans le bain et je veux qu'il soit réveillé s'il y a quelque chose...
2h20, dans le bain. 5 minutes. 5 minutes, 4 minutes, 4 minutes. Ça se rapproche et ça s'intensifie! je sors du bain 30 minutes plus tard. Je ne m'éternise pas dans le bain. Je m'étend sun peu sur le côté gauche mais tolère très mal la douleur de cette façon. Je revis exactement la même chose que lors de la naissance de Lilianne. Ça donne le coup d'envoi. On appelle Véronique, ma belle-soeur qui viendra s'occuper des enfants, puis la maternité. Il est 3h10 environ. On sait qu'elle n'habite pas à côté, faut lui laisser le temps d'arriver. Mais toute à mes contractions, je ne vois pas le temps qui passe. L'attente me semble interminable. Véro appelle pour dire qu'elle sera là dans 20 minutes. Je ne cesse de demander à Thierry quand elle sera là... il me dit que ça fait juste 5 minutes qu'elle a appelé. Il me met une minuterie de cuisine avec un beau 15 minutes dessus...
Je n'arrête pas d'implorer le ciel qu'elle arrive au plus vite. Je sens une pression très forte en bas... j'ai peur pour la suite des choses. C'est tellement fort comme contractions que je redoute vraiment le voyage en voiture jusqu'à l'hôpital.
Véro arrive , on se croise dans le stationnement et je ne peux plus marcher... faut que j'attende que les contractions passent.
Encore une fois, je trouve le boulevard Taschereau BIEN BIEN LONG. Heureusement, à 4 heures du matin, il n'y a personne et les lumières sont plutôt synchronisées et mon chum en brûle quelques-unes... admettons que c'est un cas d'urgence!
Arrivée à l'hôpital, on laisse la voiture stationnée dans une zone 10 minutes avec les valises dedans. Je prends une chaise roulante pour arriver au plus vite. Toujours cette forte pression dans le bassin...
Enfin arrivée à la maternité après une course en chaise roulante dans les corridors... il est 4h25.
On m'installe dans la chambre numéro 5, visiblement elle m'attendait celle-là!
Je me débarrasse de mes vêtements en toute vitesse, enfile la jacquette d'hôpital. Thierry explique mon handicap auditif à l'infirmière pour réaliser que nous avons l'aphone de service! Oups! Elle me rassure en disant que sa mère n'entend pas bien et qu'elle sait bien articuler.
Elle me fait un examen entre deux contractions. Je lui dis que si elle me dit que c'est une fausse alerte, je me "tire une balle"! Faut vraiment que j'aie mal pour parler ainsi! ;-P
Elle me rassure: ce n'est décidément pas une fausse alerte. On appelle mon médecin.
Je sens une certaine fébrilité dans la chambre. Trois infirmières installent rapidement les instruments, les petites tables pour les recevoir, elles préparent la petite table pour bébé... de voir que ce sont toutes des infirmières d'âge mur me rassure.
On me dit que si je sens que ça pousse , de leur dire. Et de "souffler comme si je voulais éteindre une chandelle". Honnêtement, j'ai envie de l'envoyer promener. Réfréner une poussée naturelle? No way!!!
Thierry réalise que l'appareil photo est resté dans la voiture avec les bagages. Il demande s'il a le temps d'aller le chercher. L'infirmière lui dit qu'il n'a pas le temps... je luis demande j'étais dilatée à combien lorsque je suis arrivée... j'étais à 9+.... aille aille aille, ça peut bien faire mal!
Thierry insiste et me demande si ça me dérange. Il préfère manquer la première poussée mais avoir un souvenir de cette dernière naissance. C'est vraiment important pour nous. Je lui donne mon accord alors il part chercher le tout en courant et revient juste à temps.
Je sens que ça pousse... je perds mes eaux, qui étaient toujours intactes. Il y en a beaucoup plus qu'à mes deux premières grossesses, ça explique le gros bedon!
Premier accouchement sans épidurale. La douleur m'a fait perdre la carte. Je criais tellement que j'avais de la dfficulté à prendre mon air pour pousser. L'infirmière a finalement pris l'intiative, en l'absence du médecin, de me faire une épisiotomie, pour aider le bébé à sortir. Une petite épaule était en travers du chemin... bébé n'avait pas terminé complètement sa rotation vers la grande sortie.
Après trois contractions et moins de 10 poussées, mon doc est arrivé pour la dernière... ne manquait que les pieds. Je n'ai aucun souvenir de son arrivée...
Naissance de Colin: 4h46. On a eu chaud!
Il est très vigoureux à la naissance, tout luisant et propre!! Il tète rapidement à la naissance et nous montre qu'il a de la voix! C'est le portrait craché de Thomas, nous n'en revenons pas. Une autre bouffée d'amour à enfin voir notre bébé. Notre petit dernier.
Il pesait 8 livres et demie (3,76 kg) pour 21 pouces (53,5cm). le plus gros des trois!
Nous sommes de retour à la maison depuis samedi soir dernier, après moins de 48 heures à l'hôpital. Il a fallu se battre pour sortir si vite! Comme la montée laiteuse n'était pas faite, Colin ne se contentait jamais entre les boires et dormait très mal. Et moi aussi... J'ai pu dormir moins de deux heures sur trente... en deux coups! On est continuellement dérangés à l'hôpital!!!
Il a eu besoin d'un petit supplément de lait maternisé administré au dispositif d'aide à l'allaitement (DAAM) , directement au sein afin qu'il continue à stimuler les seins pour que le lait monte plus vite. Comme il buvait un peu, il se satisfaisait et ne passait pas 1h30 à mes seins endoloris! Après le boire, je faisais un petit dix minutes de tire-lait pour contnuer à stimuler la montée laiteuse. Il prenait le sein comme un champion, ça nous mettait en confiance pour la suite.
L'infirmière de jour ne voulait pas nous laisser sortir samedi... une contrôlante qui intimide probablement les nouveaux parents, mais pas ceux dont c'est le troisième! ;-P Elle avait probablement peur que nous soyons "vites sur le biberon". J'appelle ma soeur qui est marraine d'allaitement. Elle fait garder ses mousses par notre maman et vient à la rescousse!
Elle m'a apporté support et soutien lors de sa visite . Et en a profité pour me prêter le livre de l'ABC de l'allaitement de la ligue La Leche: négligemment déposé sur ma petite table, il envoyait subtilement le message au personnel médical que je voulais VRAIMENT allaiter! (Merci Anne pour le truc! Je suis chanceuse de t'avoir!)
L'infirmière du quart de soir nous a beaucoup plus écoutés et s'est informée à savoir ce que je ferais rendue seule à la maison. Elle m'a "testé" à savoir si je pouvais installer le DAAM toute seule. Et ils nous ont laissé sortir à condition de faire peser Colin le lundi.
Il avait perdu un peu de poids mais pas trop. 50g. Re-prise de poids le jeudi par l'infirmière du CLSC: presque reprise totale du poids qu'il avait à la sortie de l'hôpital. La montée laiteuse étant installée, ça ne peut que s'améliorer! L'allaitement va super bien et j'en suis très heureuse. Par sécurité je retournerai le faire peser au CLSC lundi, mais je ne suis vraiment pas inquiète.
Thomas et Lilianne sont revenus de chez leurs grands-parents dimanche midi, ils ont accueilli Colin avec beaucoup de douceur et de curiosité. Actuellement, le défi est de garder un oeil sur Lilianne qui l'aime un peu trop, et sur les deux grands qui ont le don de se chamailler pour rien. Mais c'est ça, une vie de famille! :-)
Quel beau récit !
Même si je l'ai entendu de vive voix, c'est toujours émouvant de le lire. Bravo à toi Marie pour ce bel accouchement intense, au papa qui a su bien t'accompagner (c'est rendu un pro), au petit Colin qui a fait ça comme un champion et aux "grands" qui l'accueillent bien ! :0)
Vous formez une magnifique famille !
C'est drôle! Je voulais commencer mon commentaire par la même première phrase que celui de Clo, sans le savoir! On peut bien être des soeurs! Hé! Hé!
En effet, moi aussi, même si tu me l'as raconté, je me plais à le relire. Et j'ai la même montée de lait à la lecture de ce récit qui ne peut que nous rappeler des souvenirs.
Je suis heureuse que tout se passe bien! J'ai déjà hâte de le revoir, votre petit pou!
Et pour les trucs, ça me fait tellement plaisir! J'ai moins de temps pour prendre des suivis comme marraine, ces temps-ci, alors disons que ça fera partie de mon bénévolat! Hé! Hé! (Puis avouons-le, ça me faisait un fichu de beau prétexte pour aller voir le nouveau-né!)
Je vous aime! Encore toutes mes félicitations et bonne continuité! C'est du sport, trois enfants, mais en même temps, c'est du bonheur triplé!
Voui, bien émouvant.
J'adore son prénom.
Je souris en imaginant la course de ton Chump pour récupérer l'appareil photo car ce petit dernier était ultra rapide pour voir la binette de ses parents. Il aurait pu naître dans le stationnement. Je n'en reviens pas de la rapidité entre l'arrivée à l'hôpital et sa naissance.
Mais il aurait été dommage de ne pas immortaliser l'arrivée de Colin.
Une belle famille. Bravo.
C'est une belle histoire que tu laisseras à tes enfants, l'histoire du début de leur vie dans votre famille.
Wow! Quelle belle aventure! Quel accouchement plein d'énergie! Merci pour le récit. :)
Très beau récit effectivement et bonne idée d'être allé chercher la caméra. Il y a des moments qu'on ne peut reprendre et ceux-la en font parti.
Profitez bien de ces beaux moments en famille. Je suis bien contente que votre course folle en voiture se soit bien déroulée et bien terminée.
Quelle bonne idée de l'écrire avec autant de détails, ca fait une belle histoire à leur raconter quand ils nous demandent comme ça c'est passé. Ma mère ne souvient même plus si c'était le jour ou la nuit. D'où l'importance d'écrire parfois!
Ma fille a 12 ans maintenant et elle adore relire l'histoire de sa naissance que j'ai rédigé en détails dans un livre.....Et moi, j'ai l'impression de ''réaccoucher'' à chaque lecture !!! C'est un souvenir innoubliable qu'on laisse à nos enfants. Bravo pour ce petit Colin. Beaucoup de bonheur à vous 5 !!!!!!!